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Les 5 dernières News de Limaginaria... 08.05.12 : 20.04.12 : 11.04.12 : 25.03.12 : |
Michaël Sailliot
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Nous avons découvert Michaël Sailliot avec son premier roman Connexion avec LaMort. Un ouvrage fantastique efficace qui nous a donné envie d'en savoir plus sur son jeune auteur. Ici, il nous parle de ses inspirations, son parcours... en toute franchise et avec modestie. Felixita : Bonjour Michael, pour commencer, pouvez-vous vous présenter ? MS : J’ai peut-être abusé en disant à l’éditeur que j’écrivais depuis une dizaine d’année, mais en gros c’est ça. Sauf qu’en 1999, j’écrivais un peu à la fronde sur un cahier grands carreaux. J’écrivais des genres de poèmes, ci et là, très sombre, un peu absurde sans queue ni tête. Personne ne les a jamais lus. F : Connexion Avec LaMort semble être à la base une banale histoire d'adolescents et de nouvelles technologies. Mais, au fur et à mesure, le scénario se complexifie, à tel point qu'on peu se demander si vous aviez prévu au départ tous ces évènements si loin du cadre initial. Comment s'est déroulée l'écriture du scénario ? Avez-vous changé des choses en cours de route ou bien votre route était-elle tracée dès le départ ? MS : Généralement, je tisse autour d’une situation. Ma situation initiale ici était les ados mangeant à la cantine, l’un d’eux aperçoit un LáMØrt dans sa liste connectée sans que les autres ne le voient apparaitre sur leur propre portable. F : Cela nous amène à vous demander comment écrivez-vous ? Avez vous une certaine façon de faire, une méthode, ou bien est-ce très libre et pour chaque histoire différent ? MS : J’écris au jour le jour. J’essaie juste de ne pas me disperser dans mes idées, de finir une histoire sans en commencer une autre et surtout d’écrire chaque jour. F : Nous trouvons dans votre roman Connexion avec LaMort, de nombreuses références musicales qui semblent venir s'imbriquer en fond sonore, comme une bande originale de film. Écrivez-vous en musique ? Pourquoi insister sur des morceaux musicaux dans votre histoire ? Selon vous, qu'est-ce que cela apporte au texte ? MS : C’est exactement ça ! Une bande de fond sonore, un simple délire de ma part ! En fait, le genre de musiques que j’aurai choisi si j’avais eu à réaliser « Connexion ». J’écris toujours en écoutant de la musique, beaucoup de rock, de heavy, du métal et tout ce qui tourne autour mais aussi de la musique classique. Pour « Connexion », je n’arrêtais pas d’écouter Cradle of Filth sans vraiment avoir à la base de réels atomes crochus avec le style de ce groupe. C’est d’ailleurs en écoutant plusieurs fois « Chthulu Dawn » que j’ai eu l’idée de faire un clin d’œil à Lovecraft. F : On trouve également dans le texte des références à certains maîtres du genre, tel que Lovecraft. Quels autres auteurs vous ont inspirés pour cette histoire ? MS : De manière consciente, je ne sais pas. Inconsciemment pas mal d’auteurs, j’imagine ! lol ! Surtout quand on lit « Connexion ». Je m’inspire peut-être de certains auteurs tels que King, Brussolo Lovecraft, Matheson, Bradbury dans un autre style. J’aime beaucoup aussi Gemmell dans sa manière qu’il avait de nous emporter dans ses combats. J’essaie de m’en inspirer aussi. Mais je suis loin d’être aussi bons qu’eux. Et tput cela se fait de manière inconsciente ! lol ! F : Une chose frappante dans le récit, c'est votre étonnante capacité à retranscrire les sentiments adolescents des personnages. Comment expliquez-vous cela ? Est-ce parce que vous vous êtes inspirés de personnes proches de vous ou bien êtes vous resté un grand enfant ? MS : A l’époque de « Connexion », je travaillais dans un lycée en tant que surveillant. Je me suis un peu inspiré de leur comportement. En fait, je me suis surtout inspiré d’eux dans leur manière de parler. Un lecteur me faisait la remarque, il n’y a pas si longtemps, que je faisais parler les ados dans un langage grossier qu’il ne connaissait pas. Je peux vous assurer que certains ados, sans faire de généralité, sont beaucoup plus grossiers que cela, surtout entre eux. Mais heureusement, pas tous ! lol ! F : Vous avez publié votre roman aux éditions "Caliphae", un éditeur modeste. Comment s'est fait votre choix et comment s'est déroulé votre collaboration ? MS : Mon choix n’a pas été difficile. Se faire éditer n’est pas aisé surtout lorsqu’on est novice et donc peu pris au sérieux. J’ai mis 16 mois à peu près à trouver un éditeur qui me convenait. J’aurai pu le publier ailleurs, notamment, je pense à une maison d’édition ayant une certaine expérience et un certain prestige qui m’avait téléphoné trois mois après mon début de recherche d’éditeur. J’ai hésité car elle avait des conditions qui ne me plaisaient guère, notamment dans le travail de mon texte et les coupures qu’elle voulait faire. Parce que j’ai été indécis, elle a abandonné mon projet. J’ai dû paraitre vachement présomptueux alors que je ne faisais que preuve de méfiance. Je m’en suis longtemps mordu les doigts d’avoir fait l’hésitant ! Surtout que les six mois suivant, je n’ai eu que des réponses négatives. Puis les réponses positives sont revenues, celle de Caliphae en faisait partie. J’ai choisi cette maison d’édition parce que d’une part, elle était basée dans ma région et j’avais besoin d’un contact physique, pas seulement un contact par mail, ni par téléphone. D’autre part, le courant est formidablement bien passé avec le directeur, Frédéric La Cancellera. Nous avons pas mal de points communs ! lol ! F : Quelle(s) démarches(s) avez-vous fait afin de publier votre roman ? On trouve aujourd'hui de plus en plus d'éditeurs à compte d'auteur. Qu'en pensez-vous ? MS : Au début j’ai ciblé les grosses maisons d’éditions, puis peu à peu me suis tourné vers les maisons plus modestes. J’ai ciblé de façon pyramidale sans forcément me rendre compte de la politique éditoriale de telle ou telle maison d’édition, faute d’expérience et de connaissance du milieu. F : Enfin, pouvez-vous nous dire quelle est votre prochaine actualité littéraire, si vous décidez de continuez dans cette voie ? MS : J’écrirais toujours par passion, parce que les journées où je n’ai pas le temps de coucher sur l’écran ne serait-ce qu’une ligne, je ne me sens pas épanoui. Mais je suis réaliste, j’écris pendant mon temps libre quand je peux. Et parce qu’il faut bien se nourrir dans la vie et travailler pour cela, parfois les heures d’écritures journalières ne sont que peau de chagrin. Mais, je ne suis pas le seul dans ces conditions, nous sommes une majorité ! Plus de 95% à ne pas vivre de nos écrits et parfois vraiment galérer !
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